Édition jeunesse Tranches de vie

La propreté chez un plus de 2 ans et demi.

7 avril 2014

 

Chaque enfant est différent.
On a pas fini de l’entendre… parce-que c’est vrai.

Il y a des étapes d’apprentissage où le parent est là, en « simple » accompagnateur.
Il y a des tranches d’âge pour ces apprentissages avant de passer en zone rouge d’inquiétude parentale.
C’est ainsi que vers 18 mois, on commence à vous demander :
« Alors ! il est propre cet enfant ? »
– Oui il vient de prendre son bain 🙂

En vérité, ce que Madame Lafouine veut savoir, c’est si ENFIN votre enfant fait ses besoins sur le pot et ne porte plus de lange – de couche quoi.

Avec notre troisième, on y allait cool avec mon Ours.
Pas de rentrée scolaire précoce. Zen.
Il y avait déjà tout ce qu’il fallait à la maison : le pot vert du grand frère, le pot de couleur violette de la cadette, un marche-pied, un réducteur de cuvette, et le phénomène de l’imitation sur lequel nous comptions bien nous reposer.
Voir les grands faire, il parait que ça motive les plus jeunes.

Les deux ans étaient là, et l’envie d’oter les couches… pas là.lesancienslivres
Alors nous avons ressortis les vieux livres et commencé à parler du sujet avec le non-interéssé.
Dans la bibliothèque, des basiques : Tchoupi, Petit Ours…
Des livres qui se contentent d’expliquer aux enfants comment ça marche le pot.
Et hop ! le protagoniste est propre en quelques pages -heures- sans chamailleries.

Suite à cette démarche, il y a eu quelques « victoires » sur le pot – mais irrégulières et sans notable motivation.

Le temps a passé.
On a laissé couler…
Deux ans et demi – toujours pas d’envie.
Et mine de rien, on a beau être des parents cools, ont fini par se questionner.

Parallèlement à cela, notre Pipou ne manifestait pas l’envie de grandir.
Il se disait « moi bébé, pas garçon ».
Et selon mes observations, cette attitude n’est pas dû à l’arrivée d’un nouvel enfant, puisqu’il prononçait déjà ces mots avant l’annonce de ma grossesse.
Je pense qu’il ne faut pas toujours chercher de cause ou de coupable – l‘enfant avançant à son rythme et ayant besoin d’un déclic.

Etant donné qu’à la crèche il allait de plus en plus régulièrement sur les petits toilettes, mais que à la maison il nous signalait sa peur de tomber dans le trou du W.C… On a cherché comment l’aider au mieux.
Les pots c’étaient niet.
Le marche pied et le réhausseur ne le sécurisait pas assez (Il n’avait pas la capacité d’y monter sans aide).

Par chance, on n’arrête pas les progrès en puériculture, et il n’a pas fallu errer longtemps sur la toile pour dénicher le produit qu’il lui fallait : un réhausseur pliable avec marches intégrées.
Rien que pour lui !
Comme il n’en avait pas en stock au Aubert du coin, on a décidé de le commander, et avec ça, je n’ai pas pu m’empêcher de prendre des livres sur le sujet.

Mes (seulement) deux conseils :

1) Parler du sujet par le biais de livres adaptés à son âge et à sa situation

lesnouveauxlivres

Nous avons choisi,

– Qu’y a-t-il dans ta couche,
de Guido Van Genechten aux éditions Albin Michel Jeunesse.

On suit dans livre le parcours d’une souris qui va voir chacun à leur tour ses amis les animaux, et les questionne sur ce qu’il peut bien y avoir au fond de leur couche… Osé mais divertissant !
Pipou et sa grande sœur de 4 ans ont tout de suite adoré ce livre. L’idée de découvrir les noms des excréments des animaux, de soulever les rabats… Parties de rigolade assurées ! La fin de l’histoire est surprenante pour l’enfant.
L’envie d’imiter chez le mien a été immédiate.

– Non ! Je ne veux pas le pot
aux éditions Fleurus

Ce livre correspond tout à fait à mon garçon car le petit Théo a(vait) exactement les mêmes comportements que lui fasse à la couche et au pot : Théo est en sécurité avec sa couche et manque de confiance en lui.
L’histoire est plus longue que les autres livres du genre : plus de texte et des images plus petites, explicites donc moins ludiques.
A la première lecture, j’ai senti que Pipou n’accrochait pas. Pourtant c’était vraiment « lui » !
Alors je l’ai lu de nouveau, quelques heures plus tard, en changeant le prénom de Théo par le sien, et les prénoms des enfants du livre par ceux de son entourage.
Bingo ! ça l’a interpelé !

L’enfant peut avoir des peurs ou des blocages et en discuter grâce au support de la lecture est souvent salvateur.

2) Lui offrir son propre trône

Avec le matériel nécessaire à la maison, j’ai cru qu’on pourrait passer cette étape, bien que je l’avais lu quelque part…chacunsonpot
Nous aurions pu aller choisir le fameux pot ensemble dans un magasin, mais j’aurais eu les boules s’il nous choisissait le modèle à volant musical de l’ourson wally… 
Par apport à son âge, sa morphologie (attention certains pot sont mal fichu pour les petits garçons, et leur robinet se place souvent mal !) et son attitude (il allait avec entrain sur les minis W.C de la crèche), je savais qu’il fallait mieux passer directement au réhausseurrehausseur.
Nous lui avons offert comme un cadeau, avec l’enthousiasme et la singularité qui vont avec.
Et en moins de 2 minutes il se l’est approprié et a voulu le tester.
A ce jour, il sait le mettre en place seul, et il y grimpe avec assurance.

L’enfant a besoin d’être encouragé et valorisé, surtout au sein d’une grande fratrie.
Il me semble que cet nouvel objet dans la famille, qui a mobilisé l’attention des grands, et qui du coup se sont mis à l’encourager également, à fortement contribué à cette finalité, l’apprentissage de la propreté.

Voilà, notre Pipou va maintenant avoir 3 ans dans 3 semaines et celà fait 4 semaines qu’il ne met plus de couche jour et nuit.
La première semaine, il y a eu quelques gouttes de pipi échappées, des slips changés, mais aussi des couches de dodo toutes sèches…
Quand on sent que l’enfant est sur la bonne voie, il ne faut pas faire marche arrière, il ne faut pas le gronder s’il souille ses culottes, car les petits ratés, c’est tout à fait normal. Cela arrive surtout quand l’enfant joue, qu’il est très concentré ou bien fort fatigué.
Et surtout, que l’entourage (crèche, grands-parents, nounou…) suivent les nouvelles habitudes.

Les premiers temps, c’est souvent nous parents qui sommes stressés et n’arrêtons pas de leur rabâcher « tu veux aller pipi/caca ? »
Tout cela rentrera dans l’ordre en quelques semaines.

C’est un réel soulagement pour lui : depuis il est un « garçon » et nous prouve son envie de grandir de jour en jour.
C’est un soulagement également pour notre porte-feuille (et notre moral), d’autant plus que son grand frère a résolu son énurésie quasi au même moment.
(Si le sujet vous intéresse, il est plus délicat, mais je peux vous en parler…)

L’avis de Ludivine, auxiliaire puéricultrice en crèche.

« Comprendre que c’est l’enfant qui décide et non le parents est primordial, sauf si on veut rentrer dans le conflit et le risque de « séquelle ».
En revanche, attention au « on ne revient pas en arrière ».
Nous avons eu plusieurs exemples en crèche, comme celui d’un enfant qui après une semaine en vacance chez papy-mamie était « propre ».
Mais de retour au vrai rythme, tout s’est compliqué et là est arrivé une grosse perte de confiance en lui…
Ce n’est pas forcement redevenir un bébé si on remet une couche, c’est juste que ce n’était pas le moment pour lui finalement.
D’où l’intérêt de rester à sa place d’accompagnateur, d’observer, parler, aider sans forcer. »

 

bienvenuesurletrone

 

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12 Commentaires

  • Répondre La fée Lili 7 avril 2014 at 17 h 31 min

    raaaaa, on a testé tout ça mais rien à faire ici, et on commence doucement à sentir monter la pression de la rentrée.

    Je viens justement de poster un article à ce sujet sur mon blog, car ça commence à me tracasser cette histoire et je ne comprends pas ce qui bloque ma Pimprenelle !!

    • Répondre Myzotte 7 avril 2014 at 18 h 12 min

      je suis allée ton article que je n’avais pas lu (mon WE a été fort chargé ;))
      et nos démarches se ressemblent beaucoup.
      Mais comme tu le suggères dans ton récit, ce qu’il semble manquer c’est le déclic final.
      Car au final, même si on les aide, qu’on met le maximum d’éléments en place, c’est eux qui décide.
      Je ne manquerai pas de me tenir au courant de la suite :^)

  • Répondre ribon ludivine 7 avril 2014 at 18 h 28 min

    bonjour je viens de lire votre article et je me suis totalement reconnue. j’ai eu les memes soucis avec ma fille elle ne voulait pas du pot alors on lui a acheter un reducteur avec les marches comme le votre et ca a marché elle faisait comme les grands.

    • Répondre Myzotte 8 avril 2014 at 10 h 43 min

      Bonjour Ludivine !
      Oui c’est vraiment génial ce genre de réducteur.
      Il y a même un copain de notre ainé, qui est tout menu-menu, qui a été rassuré de voir qu’on en avait un car il est plus rassuré avec.
      C’est aussi top pour poser leurs pieds et donc avoir les genoux plus haut que le ventre (en cas de constipation).

  • Répondre MissBrownie 8 avril 2014 at 10 h 21 min

    Bravo Pipou 🙂
    Savoure ce temps sans couche car bientôt tu repars dedans pour 2 ou 3 ans ^_^

    • Répondre Myzotte 8 avril 2014 at 10 h 45 min

      Carrément !
      Je savoure déjà, sauf pour le linge -pas encore- car nous avons eu une semaine « gastro ».
      je me tate encore à (re)tenter les couches lavables pour le Ptit Four.

  • Répondre working mum 8 avril 2014 at 20 h 32 min

    un peu la même pédagogie que toi ici: des bouqins, un réducteur de WC et de la patience!! avec la météo plus clémente, je « force » gentiement en mettant une culotte car si on laisse la couche, elle fait tout dans la couche et quand on l’enlève elle fait tout aux WC donc… l’école est en septembre, je sais qu’on a le temps encore un peu mais justement je préfère accélérer doucement maintenant que trop tard et me mettre à raler ou louper l’entrée en maternelle!

    • Répondre Myzotte 12 avril 2014 at 18 h 05 min

      Oui c’est rassurant pour nous parents que notre enfant soit à l’aise avec la propreté plusieurs semaines avant l’école.

  • Répondre millie 8 avril 2014 at 22 h 09 min

    J’ai lu attentivement ton article. On est dans la même galère en ce moment avec mon fils, avec l’échéance de la rentrée en septembre. Je lui ai d’ailleurs offert le livre « qu’y a t’il dans ta couche? » qu’il a adoré, mais ça n’a pas été le déclic. On a au moins 4 autres livres sur le sujet et même un système de récompense avec des gommettes.
    S’il n’y a plus d’accident sans couches, il ne réclame pas le pot et se retient jusqu’à ce que je lui en mette une…
    Bref, je vais tenter le réducteur de WC, car on voulait changer le pot qui n’est pas du tout adapté à sa taille (mon fils est très grand et se tortille comme un malheureux quand il tente de rester dessus). Je n’attend pas de miracle, mais qui sait ;).

    • Répondre Myzotte 12 avril 2014 at 18 h 06 min

      N’hésite pas à venir nous dire si le réducteur a plus de succès que le pot.
      A bientôt Millie.

  • Répondre Emy Lie 9 avril 2014 at 11 h 06 min

    j’ai reconnu 2 bouquins que j’avais également acheté l’année derniere lors de l’apprentissage de la propreté pour mon fils. Il a été propre pour ses 3 ans, ça a pris quelques temps (plusieurs semaines, etapes par etape, pas de vrai declic du jour au lendemain mais je ne m’affolait pas). Par contre, ce qui me gene aujourd’hui, 2 mois avant ses 4 ans, c’est c’est qu’il porte toujours une couche la nuit… rarement seche au matin. Je ne veux pas le brusquer, je sais que c’est + difficile la nuit, (quelques accidents lors de la sieste aussi). Mais à quel moment « s’inquieter? »?

    • Répondre Myzotte 12 avril 2014 at 18 h 11 min

      Mon aîné c’était comme ton fils, la propreté est venue tout doucement. Il allait sur le pot dès ses 18 mois mais n’a vraiment été autonome dans cette apprentissage qu’à 2 ans et demi. Mais il s’est avéré que pour la nuit ça a pris beaucoup de temps… Il a 7 ans et on en sort seulement, avec encore des râtés.
      On s’est inquiétés que vers ses 5 ans car on a des antécédents familiaux, et il parait que ça peut être héréditaire…
      Notre médecin de famille n’était pas de toute façon pour s’inquiétait avant ses 7 ans…
      Je prévois de faire un billet pour l’énurésie prochainement mais de mon avis, à 4 ans c’est encore un âge raisonnable pour faire pipi la nuit.

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