Archive for Tranches de vie

La propreté chez un plus de 2 ans et demi.

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Chaque enfant est différent.
On a pas fini de l’entendre… parce-que c’est vrai.

Il y a des étapes d’apprentissage où le parent est là, en « simple » accompagnateur.
Il y a des tranches d’âge pour ces apprentissages avant de passer en zone rouge d’inquiétude parentale.
C’est ainsi que vers 18 mois, on commence à vous demandez :
« Alors ! il est propre cet enfant ? »
- Oui il vient de prendre son bain :)

En vérité, ce que Madame Lafouine veut savoir, c’est si ENFIN votre enfant fait ses besoins sur le pot et ne porte plus de lange - de couche quoi.

Avec notre troisième, on y allait cool avec mon Ours.
Pas de rentrée scolaire précoce. Zen.
Il y avait déjà tout ce qu’il fallait à la maison : le pot vert du grand frère, le pot de couleur violette de la cadette, un marche-pied, un réducteur de cuvette, et le phénomène de l’imitation sur lequel nous comptions bien nous reposer.
Voir les grands faire, il parait que ça motive les plus jeunes.

Les deux ans étaient là, et l’envie d’oter les couches… pas là.lesancienslivres
Alors nous avons ressortis les vieux livres et commencé à parler du sujet avec le non-interéssé.
Dans la bibliothèque, des basiques : Tchoupi, Petit Ours…
Des livres qui se contentent d’expliquer aux enfants comment ça marche le pot.
Et hop ! le protagoniste est propre en quelques pages -heures- sans chamailleries.

Suite à cette démarche, il y a eu quelques « victoires » sur le pot – mais irrégulières et sans notable motivation.

Le temps a passé.
On a laissé couler…
Deux ans et demi – toujours pas d’envie.
Et mine de rien, on a beau être des parents cools, ont fini par se questionner.

Parallèlement à cela, notre Pipou ne manifestait pas l’envie de grandir.
Il se disait « moi bébé, pas garçon ».
Et selon mes observations, cette attitude n’est pas dû à l’arrivée d’un nouvel enfant, puisqu’il prononçait déjà ces mots avant l’annonce de ma grossesse.
Je pense qu’il ne faut pas toujours chercher de cause ou de coupable – l‘enfant avançant à son rythme et ayant besoin d’un déclic.

Etant donné qu’à la crèche il allait de plus en plus régulièrement sur les petits toilettes, mais que à la maison il nous signalait sa peur de tomber dans le trou du W.C… On a cherché comment l’aider au mieux.
Les pots c’étaient niet.
Le marche pied et le réhausseur ne le sécurisait pas assez (Il n’avait pas la capacité d’y monter sans aide).

Par chance, on n’arrête pas les progrès en puériculture, et il n’a pas fallu errer longtemps sur la toile pour dénicher le produit qu’il lui fallait : un réhausseur pliable avec marches intégrées.
Rien que pour lui !
Comme il n’en avait pas en stock au Aubert du coin, on a décidé de le commander, et avec ça, je n’ai pas pu m’empêcher de prendre des livres sur le sujet.

Mes (seulement) deux conseils :

1) Parler du sujet par le biais de livres adaptés à son âge et à sa situation

lesnouveauxlivres

Nous avons choisi,

- Qu’y a-t-il dans ta couche,
de Guido Van Genechten aux éditions Albin Michel Jeunesse.

On suit dans livre le parcours d’une souris qui va voir chacun à leur tour ses amis les animaux, et les questionne sur ce qu’il peut bien y avoir au fond de leur couche… Osé mais divertissant !
Pipou et sa grande sœur de 4 ans ont tout de suite adoré ce livre. L’idée de découvrir les noms des excréments des animaux, de soulever les rabats… Parties de rigolade assurées ! La fin de l’histoire est surprenante pour l’enfant.
L’envie d’imiter chez le mien a été immédiate.

- Non ! Je ne veux pas le pot
aux éditions Fleurus

Ce livre correspond tout à fait à mon garçon car le petit Théo a(vait) exactement les mêmes comportements que lui fasse à la couche et au pot : Théo est en sécurité avec sa couche et manque de confiance en lui.
L’histoire est plus longue que les autres livres du genre : plus de texte et des images plus petites, explicites donc moins ludiques.
A la première lecture, j’ai senti que Pipou n’accrochait pas. Pourtant c’était vraiment « lui » !
Alors je l’ai lu de nouveau, quelques heures plus tard, en changeant le prénom de Théo par le sien, et les prénoms des enfants du livre par ceux de son entourage.
Bingo ! ça l’a interpelé !

L’enfant peut avoir des peurs ou des blocages et en discuter grâce au support de la lecture est souvent salvateur.

2) Lui offrir son propre trône

Avec le matériel nécessaire à la maison, j’ai cru qu’on pourrait passer cette étape, bien que je l’avais lu quelque part…chacunsonpot
Nous aurions pu aller choisir le fameux pot ensemble dans un magasin, mais j’aurais eu les boules s’il nous choisissait le modèle à volant musical de l’ourson wally… 
Par apport à son âge, sa morphologie (attention certains pot sont mal fichu pour les petits garçons, et leur robinet se place souvent mal !) et son attitude (il allait avec entrain sur les minis W.C de la crèche), je savais qu’il fallait mieux passer directement au réhausseurrehausseur.
Nous lui avons offert comme un cadeau, avec l’enthousiasme et la singularité qui vont avec.
Et en moins de 2 minutes il se l’est approprié et a voulu le tester.
A ce jour, il sait le mettre en place seul, et il y grimpe avec assurance.

L’enfant a besoin d’être encouragé et valorisé, surtout au sein d’une grande fratrie.
Il me semble que cet nouvel objet dans la famille, qui a mobilisé l’attention des grands, et qui du coup se sont mis à l’encourager également, à fortement contribué à cette finalité, l’apprentissage de la propreté.

Voilà, notre Pipou va maintenant avoir 3 ans dans 3 semaines et celà fait 4 semaines qu’il ne met plus de couche jour et nuit.
La première semaine, il y a eu quelques gouttes de pipi échappées, des slips changés, mais aussi des couches de dodo toutes sèches…
Quand on sent que l’enfant est sur la bonne voie, il ne faut pas faire marche arrière, il ne faut pas le gronder s’il souille ses culottes, car les petits ratés, c’est tout à fait normal. Cela arrive surtout quand l’enfant joue, qu’il est très concentré ou bien fort fatigué.
Et surtout, que l’entourage (crèche, grands-parents, nounou…) suivent les nouvelles habitudes.

Les premiers temps, c’est souvent nous parents qui sommes stressés et n’arrêtons pas de leur rabâcher « tu veux aller pipi/caca ? »
Tout cela rentrera dans l’ordre en quelques semaines.

C’est un réel soulagement pour lui : depuis il est un « garçon » et nous prouve son envie de grandir de jour en jour.
C’est un soulagement également pour notre porte-feuille (et notre moral), d’autant plus que son grand frère a résolu son énurésie quasi au même moment.
(Si le sujet vous intéresse, il est plus délicat, mais je peux vous en parler…)

L’avis de Ludivine, auxiliaire puéricultrice en crèche.

« Comprendre que c’est l’enfant qui décide et non le parents est primordial, sauf si on veut rentrer dans le conflit et le risque de « séquelle ».
En revanche, attention au « on ne revient pas en arrière ».
Nous avons eu plusieurs exemples en crèche, comme celui d’un enfant qui après une semaine en vacance chez papy-mamie était « propre ».
Mais de retour au vrai rythme, tout s’est compliqué et là est arrivé une grosse perte de confiance en lui…
Ce n’est pas forcement redevenir un bébé si on remet une couche, c’est juste que ce n’était pas le moment pour lui finalement.
D’où l’intérêt de rester à sa place d’accompagnateur, d’observer, parler, aider sans forcer. »

 

bienvenuesurletrone

 

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Ploc, pour les épicuvins !

Si vous avez déjà cliqué sur mon à propos,
vous savez que je suis une créative à son compte.

En 2012, accompagnée de mon Ours de mari, nous avons fondé notre SARL.
C’est un studio de création où nous répondons à des projets de communication papier & écran, de la prise de brief à la livraison.
Parmi nos projets en cours, il y en a un qui nous appartient à 100%, et que nous portons depuis plusieurs années.
En 2004, mon Ours a répondu à un besoin d’un proche en créant une application de gestion de cave à vins.
De là est né Open Cellar.
L’enthousiasme des utilisateurs (+ de 700 000 dans le monde) et l’avancée des nouvelles technologies, nous a donné l’envie d’améliorer cette version et de répondre aux nouveaux besoins.
Voilà PLOC.
Nous travaillons donc – en plus d’autres projets – avec passion sur cette APP, pour le moment en phase de test.
Notre objectif est de sortir PLOC avant septembre 2014.

En attendant, voici une présentation de l’application, pour vous permettre de mieux cerner le projet (cliquez sur l’image pour plus d’aisance de lecture) :

presentation_de-PLOC

Suivez nos avancées sur notre page facebook.
Si vous êtes un professionnel du vin, notre projet va s’en aucun doute répondre à vos besoins. Je vous invite à me contacter pour plus d’info.

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Un mercredi après-midi aux alentours de 16 h

Entrer au Terrier un mercredi après-midi de février, juste avant le goûter,
c’est trouver :

- Un Lapi’nous qui termine sa partie de jeu vidéo
- Une Cocotte épuisée qui s’est endormie dans le canapé
- Du linge à plier
- Un mari qui code au studio
- Des affaires d’hiver agglutinées dans l’entrée
- Un chien qui fait rien
- Un Pipou qui n’a pas voulu siester qui passe le temps en trempant
- Des chambres plus ou moins rangées

Parfois, le programme change un peu.
Mais peu.
Le mercredi après-midi est une plage.
Une plage « tranquille » au bout milieu d’une semaine agitée.

 

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Une grossesse non-genrée

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C’est dans l’air du temps. Avec la fameuse théorie du genre.
Comme beaucoup, je n’y comprends plus rien - les politiques nous embrouillent.

Notre choix n’a rien à voir avec l’actualité française.
Ni même avec le fait qu’on pratique une d’éducation spontanée non-genrée.

Nos enfants ont le droit de jouer à tous les jeux qui leur plaisent.
Nos garçons ont chacun leur tour eu l’envie -assouvie- de mettre un déguisement de princesse, que je leur fasse des couettes et que je leur pose du vernis. Notre fille rêve de conduire un bolide.
Et ce respect de l’autre et d’être soi ne s’arrête pas qu’au côté matériel…

Quand on attend un bébé, il y a deux possibilités.
Que ce soit un garçon avec un zizi – soit une fille avec une nénette.

Alors est-ce évident de vivre sa grossesse sans se projeter plus vers l’un que l’autre ?

Je ne suis pas sûre de moi… Je ne suis qu’au quatrième mois.
Mais j’ai bien l’impression que j’y arrive mieux que je l’espérais.
Finalement ce qui me fait y penser, ce sont les autres, et leurs questions.
Les questions des autres, ça me remet en question…

Voilà, c’est notre bébé. Notre P’tit Four.
Et nous aurons la surprise de découvrir à la naissance ce qu’il se cache entre ses jambes.

C’est un choix très excitant.
Et je suis heureuse de le vivre - pour la première et dernière fois.

En attendant ce grand jour, nous allons lui préparer un petit coin douillet dans notre chambre.
Un coin « nursery ».
La société de consommation ne nous facilite pas la tache en classant tout dans des « sous-menus » fille ou garçon.
Quant au choix du mixte, il existe des marchands qui le propose, mais nous trouvons souvent des couleurs qui n’en sont pas vraiment : blanc, gris, voir beige.
Ces tons neutres, c’est sympa, mais je sais ce que je veux pour mon bébé d’été :
De la gaieté, de la couleur, du soleil !

Je veux du bleu (même si c’est une fille), du vert, du jaune et aussi du rose (même si c’est un garçon)


Voici ma sélection d’idées colorées :

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Pour trouver les références de ces articles,
ou si vous souhaitez suivre mes inspirations et envies,
c’est sur mon tableau pinterest.

Découvrez également une jolie sélection de vêtements non-genrés pour bébé sur uncoconpourbebe.com.

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Le rangement

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Un jour, on en a assez de tout ce bazar.

Dans les placards de la cuisine, pris de courage, on se met à ranger casseroles, plats et cocotte.
Verres et bols s’alignent en notes de symphonie.
Denrées périmées et spaghettis oubliées sont lâchement jetées.
Voilà. Satisfaction.
Et puis, un jour, on ne sait comment cela est arrivé, comment cela s’est déroulé,
les casseroles ont la queue dévergondée, la cocotte emboite la soupière,
les verres sont à l’envers et la boîte de riz dégouline.
Voilà. Démotivation.

Dans le placard des enfants, on se dit un casier par enfant, ce serait plutôt la classe.
Alors on sépare les coloriages, on empile les cahiers d’activités.
Chouette, il reste même un compartiment pour le papier blanc !
Voilà. Satisfaction.
Et puis, un jour, on ne sait comment cela est arrivé, comment cela s’est déroulé,
les feutres sont débouchonnés, les papiers chiffonnés au fond des casiers,
les craies écrasées, les cahiers cornés, et les placards impossible à fermer.
Voilà. Démotivation.

Dans les chambres, on achète des meubles à bacs bon marché et bien colorés.
On explique aux enfants que le bac rouge c’est pour les briques en plastiques et que le bac blanc c’est pour les figurines en résine.
Sur l’étagère, on installe les livres et on les trie selon le dégradé de l’arc-en-ciel. C’est jouissivement pédagogique.
Voilà. Satisfaction.
Et puis, un jour, on ne sait comment cela est arrivé, comment cela s’est déroulé,
les LEGOs convoitent les robots, les habits des poupées forment un tapis coloré,
les bouquins jaillissent sur le sol comme des toits parisiens, et les cartes à jouer se collent sous nos pieds comme des vieux mégots jetés.
Voilà. Démotivation.

Mais que s’est-il passé entre ce moment de satisfaction jusqu’à la démotivation ?
Ne cherchez pas de coupable, c’est l’autre.
Pour la cuisine, ce n’est pas moi, c’est mon mari. Il a rangé la vaisselle lavée, il a fait les courses et a joyeusement tout entassé.
Pour les placards à dessin, c’est ni lui ni elle, mais le dernier qui a gribouillé. Il a tout laissé glisser, il a voulu ranger mais tout s’est emmêlé et plus rien ne rentrait. Il a tout abandonné.
Pour les chambres, ce sont les copains-cousins, ils sont venus festoyer, se sont tous amusés, ils ont tenté de réordonner-non-de-leur-plein-gré, mais ils ne savaient pas qu’il fallait trier comme c’était.

On râle, on explique, on demande à ce que cela soit rangé.
Mais rien n’y fait.
Ça chouine, ça grogne, ça clame son innocence et ça justifie l’injustice.

Un jour, on en a assez de tout ce bazar.

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