Archive for Pensées Oxygénées

4 comme nos 2 mains

henry ryland - rêverie3.
Un triangle
2+1.
Un tout seul et deux ensemble…

4.
Un carré.
Parfait.
La croix.
2 par 2.

3 couleurs primaires.
RVB.
4 couleurs primaires
CMJN.

Le 3 si fort en symbolique.
Il me met mal à l’aise ce 3…
Comme s’il changeait chaque fois de sommet pour trouver son équilibre.

« Je ne le répéterai pas 3 fois. »
« Stop ! je compte jusqu’à 3… « 

Je suis issue d’une famille de trois.
Je suis l’enfant du milieu.
L’enfant tiraillé qui ne doit ni doubler (son aîné) ni redoubler,
mais redoubler de créativité pour se faire remarquer .

Au Terrier, nous étions 4 en 2010.
2 enfants – 2 adultes.
Mais la vie a pris ses droits.
Et nous sommes 5.

Et si pour certain-e-s, 5 c’est la perfection familiale,
les 5 doigts de la main,
pour mon mari et moi, ça ne l’est pas.

Hier, j’ai rêvé que j’avais donné naissance au quatrième.
Jamais je n’avais ressenti ce sentiment de plénitude.
Ce sentiment de se sentir au complet,
que j’ai déjà oublié.

 

peinture : Henry Ryland, Rêverie

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hors-norme ?

55 kilo… © myzotte - janvier 2013

 

55 kilomètres !
Et oui, tout ça.
Rien qu’ça.
J’en ai discuté avec une amie ;
elle m’a dit que son grand ‘Toine fait lui aussi 55 kilomètres.

Ouf. Mon fils est dans les normes.

PS : La (frian)dise* de la semaine n’est plus le dimanche mais le mercredi,
alors je me suis empressée de faire une petit quelques chose…

* mot inventé par MissBronwnie du blog Mes Doudoux et Compagnie.

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Ma fille a voulu se faire percer les oreilles

 

Depuis ses deux ans, la Cocotte nous demandait d’avoir des boucles d’oreilles.
Nous avons reçu sa demande et l’avons contenue en lui proposant qu’elle attende encore un peu.
Et comme elle avait besoin d’un repère, nous lui avons suggéré son prochain anniversaire.
Pour être certaine qu’on n’oublierai pas son choix, elle ne manquait pas de nous le rappeler une fois par mois.

Voilà, l’anniversaire est là.
Lundi 6 août.
3 ans. 

Mais avant de réaliser un acte qui n’est pas si anodin (je sais de quoi je parle), il est utile de s’informer.
Voilà comment après des discussions avec les copines, le pharmacien, le pierceur, et deux bijoutiers, nous avons pris la décision de où et comment notre petite fille se ferait percer les oreilles.

░ Quelques questions qu’on peut se poser ░ 

→ À partir de quel âge peut-on percer les oreilles d’un enfant ?
Aucun des interrogés n’a la même réponse.
Je dirais que déjà, le mieux est de respecter l’envie de l’enfant est d’attendre qu’il soit en âge de le demander.
Ensuite, un avis d’un spécialiste pour savoir si le lobe de l’oreille est « disposé » à accueillir un bijou est sans doute un plus à prendre.

→ Ce spécialiste, qui ça peut être ?
Un professionnel. Quelqu’un possédant une formation, de l’expérience et des connaissances en pierçage.

→ Où se faire percer les oreilles (en France et en 2012) ?
Concrètement vous pouvez aller chez un bijoutier habilité, un perceur, un dermatologue.
Edit du 16/01/13 : et aussi chez le pédiatre. Une expérience à lire ici.

→ Comment cela se passe chez chacun d’entre eux ?
• Chez le bijoutier, ils percent avec un pistolet.
(Je vous invite à rechercher des informations sur le percage au pistolet avant de prendre votre décision - Pour résumé, le pistolet, c’est un peu comme utiliser la baguette magique sous Photoshop pour détourer une image plutôt que de le faire consciencieusement  à la plume.
C’est de loin une méthode rapide, c’est de près moins « propre ».)
Le bijoutier est souvent le premier lieu populaire auquel on pense quand il s’agit de se faire percer les oreilles.
Chez Claire’s, ils en ont même fait une réputation.
MissBrownie nous décrit en toute sincérité comment s’est déroulé la séance pour sa fille Chupa.
Dans une bijouterie, il n’y a pas (ou peu) de pièce à part, le perçage s’effectuant au sein du magasin.

• Chez le dermatologue, celui-ci effectuera les gestes d’hygiène et percera à l’aide d’une aiguille (normalement). Le dermatologue pratique à l’hôpital ou dans son cabinet privé.
À noter que pour avoir un RDV chez le dermatologue, il faut au préalable une ordonnance de votre médecin traitant.

• Chez le pierceur, ce dernier ayant reçu une formation adéquate, il utilise l’aiguille pour percer. Il peut arriver que certains pierceurs utilisent le pistolet pour les lobes oreilles, espérons alors qu’ils utilisent les pistolets de dernières générations, avec une partie à usage unique (loi 2009).
D’aller chez le pierceur peut être impressionnant, notamment pour un enfant, mais il existe des lieux moins « hardcore » que les autres, à vous de vous renseigner.

→ Quel bijou choisir ?
On a souvent très peu de choix en première boucles d’oreilles (sauf chez Claire’s).
Il faut les garder le temps de la cicatrisation, soit environ deux à trois mois.

Les premières boucles d’oreilles ont souvent un fermoir « papillon », notamment parce-que ce sont les modèle stériles encapsulés (pour l’utilisation au pistolet), mais le fermoir « papillon » est l’un des plus « blessant » et peu hygiènique.
Le fermoir, si trop serré peut s’enfoncer dans la peau, ou la pointe de la tige gêner l’enfant qui dort la tête sur le côté.
Le plus pratique pour le nettoyage est l’anneau. Et par la suite, les boucles d’oreille à boule à vis, plus sécurisantes.

Côté métal
, l’acier inoxydable chirurgical reste très utilisé en France pour un premier bijou, car biocompatible et bon marché. Il faut savoir que l’acier chirurgical contient du nickel. Mieux que ce dernier, le titane plus léger, solide, et très bien toléré par le corps.
S’il n’est que très peu proposé en premier bijou, c’est parce-que ce métal est plus onéreux.
L’or, malgré sa bonne réputation, n’est pas conseillé dans un premier temps car il peut être irritant. En effet, ils provoquent chez certaines personnes des réactions allergiques voir des infections.
Evitez l’argent, si vous le choisissez quand même, assurez-vous que le partie qui pénètre la peau est faite dans un métal biocompatible.
A proscrire, le métal plaqué, les bijoux fantaisies.

→ Quels soins, et pendant combien de temps ?
Normalement, une fois le perçage fait, on doit vous expliquer les soins et vous fournir une fiche de rappel…
En résumé, les 15 premiers jours, il faudra nettoyer matin et soir, avec des mains propres et sèches, les deux lobes, délicatement, avec une compresses non-tissées et un produit anti-bactérien (souvent fourni).
S’il y a des dépôts ou sécrétions, vous pouvez les retirer avec une compresse humidifiée à l’eau tiède, puis nettoyer avec un savon au PH neutre.
Après ses 15 jours, vous pourrez faire un soin une fois par jour avec du sérum physiologique.
Vérifiez à laisser la zone sèche pour éviter toute macération et prolifération de bactéries - donc éviter pendant trois mois la piscine par exemple…

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Après ces informations glanées par-ci par-là, nous avons donc choisi la boutique du pierceur.
Aussi, pour la première fois de sa vie, on a utilisé un anesthésiant local afin de ne pas se retrouver fort dépourvu après le pierçage de la première oreille.
Bilan, la CoCotte a été très sage, elle n’a pas eu mal… Les soins ne sont pas les moments préférés de sa journée - mmmh, je sens que je vais être la méchante maman d’ici quelques jours à ses yeux.
… et croisons les doigts pour que la cicatrisation se passe bien !

 

░ Pour en savoir plus, cliquez sur ses liens :

• le piercing et son encadrement, ses réglementations, trouver un centre de formation habilité.
• le piercing vu par les dermatologues
tout sur le perçage d’oreille et sa boucle
le piercing des lobes pour les enfants vu par une pierceuse
une discussion intéressante, où on apprend que dans certains pays comme en Suisse (et « supposé » bientôt en France) le perçage des lobes se fait en pharmacie.

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Mini-orgasme #1

Il y a des petits riens de très jouissifs
dans la vie



Me nettoyer les oreilles avec un coton-tige
en fait partie.

Allez, avouez, je suis certaine que ne suis pas la seule à qui ça fait de l’effet… ;^)

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Cacabine (d’essayage)

L’autre jour, guillerette à l’idée de m’évader, je m’en allais faire du shopping sous le ☀ soleil ☀ , confiante et légère.

Des envies de couleurs, de pastel, d’imprimés sunlight des tropiques.
J’empoigne un splendide slim et un t-shirt assorti qui trônaient tous deux en facing, et je file en cabine.
Sous les néons, lumière étourdissante, je me suis sentie mal.
Des cernes apparaissent, des petits boutons font irruption, des bourrelets m’engraissent, j’ai un teint de vieux chiffon, sans compter les cartons des nouveaux arrivages, posés juste là, à côté de mes ballerines noires, qui me donne l’illusion d’être au fond du camion - celui qui sert de cabine chez le marchand de fouffes du marché.

À chaque fois je me sens moche – mais moche ! – dans les cabines d’essayage !
Ca me rend morose et j’ai tout de suite moins envie d’acheter…

J’ai eu au cours de ma grande expérience professionnelle, un court passage dans le domaine du merchandising du PAP masculin.

On m’a appris comment mettre en valeur des vêtements selon un thème, avec peu de moyen, et en suivant les tendances.
On s’attarde à la mise-en-scène des vitrines et des étalages, sans oublier les troisièmes hauteurs, mise-en-avant et autre « corner ».

Aujourd’hui je me demande juste pourquoi dans la conception d’un magasin et ses changements de collections , on ne prend pas plus en compte les cabines d’essayages ?
En effet, cela reste souvent un passage décisif avant la caisse.
Que le vêtement soit trop petit, trop grand, mal ajusté est une histoire, mais qu’on se sente ramollie-toute-gribouillis en est une autre.
Il m’est arrivée de feindre le cadeau pour une amie, pour éviter le calvaire de la cabine, et me justifier en réponse à la question robotisée de la vendeuse : ≪ vous l’avez essayé – vous avez 30 jours pour l’échanger ≫.

Alors, les visual merch’, pensez à mettre en valeur les cabines, les archi’ d’intérieure misez sur les, jusque-là trop-durs, éclairages.
La lumière, c’est la base, saperlipopette.
En scénographie ils l’ont compris, dans les galerie d’Art aussi !  Par contre arrêtez les rideaux rouges, là faut peut-être pas suivre le théâtre …
Y’a des astuces (de photographes) pour mettre en valeur les carnations…
Et puis l’intimité un peu mieux respectée ça serait cool. Entre le rideau qui ne va pas jusqu’au bout de la tringle, les séparateurs trop haut qui laissent entrevoir les chaussettes de la voisine, et les parois qui tremblent parce-que Josette a donné un coup de coude en retirant son top moulant… bof bof.

Va te rhabiller vilaine cacabine !

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Choc des cultures

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Terrible Two

2 ans, les terribles.
Entre 2 et 3 ans votre enfant va vivre sa phase d’affirmation.

La Cocotte s’habille seule, SI ELLE VEUT !
Elle veut être portée ou veut un câlin-tout-de-suite, surtout si son petit frère pleure.
Elle perd son doudou 40 000 fois par jour. Et hurle que c’est à maman de lui (re)trouver.
Elle répète 200 fois la même phrase tant qu’elle n’a pas la réponse souhaitée.
Elle fait un rejet des pantalons.
Elle veut porter sa robe de princesse en guise de chemise de nuit.
Dormir, quoi dormir ? Non pas maintenant dit La CoCotte de 32 mois. 

Plus que 4 mois… plus que 4 mois… 

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Trop classe la photo…


Que de souvenirs la photo de classe.
Le chemisier blanc, le coup de peigne (à usage pas-unique) du photographe,
les petits devant, les grands derrière…
Les photos de groupe qu’aujourd’hui certains affichent fièrement sur copainsdavant…

Maintenant c’est au tour de nos loupiots.
Et là je voudrais juste dire, stop au fond kitschissime !
En vingt ans, les décors des roll-up commencent (enfin) à changer.
Facile, on est passé au numérique.
Le fond est vert, et le décor est introduit en numérique.

Mais ces décors, je continue de les trouver inesthétiques, voir ridicules.

On peut même vous ajouter des bu-bulles.
Ou placer devant votre enfant des cu-cubes. Trop fort.

Voici quelques fonds que je hais bien :
- le fond bleu marbré
- le fond multicolore, façon « over the rainbow »
- le fond façon ère du numérique odyssée 2001, avec le bleu grisé et la typo chopée dans la  catégorie « techno » de DAFONT.
- le fond taches de peinture et crayons de couleurs
- le fond face à la mer
- le fond (vintage) classe d’école des années 1980
- le fond week-end à la campagne
- le fond j’étudie en cité, regarde ce mur graphé.
- le fond promenons-nous dans les bois pendant que le loup n’y est pas

En fait je crois que je pourrais tous les citer, ils ne me plaisent pas simplement parce-qu’ils sont (r)ajoutés, donc faux.
Quel intérêt ?

Nos enfants sont à l’école.

Un photographe doit savoir trouver la lumière, l’endroit, … révéler.
Et pourquoi pas -plutôt- un photo-reportage ?
Ha ils n’ont pas le temps ? C’est du business ?
Ha.

Heureusement dans l’école du Lapi’nous, les photos de groupe (tant pis pour les individuelles à fond marbré) sont faites avec le vrai environnement de leur classe, ou dans la cour de récré.
Nous sommes sauvés.
Enfin presque. Y’a quand même de drôles de petites bu-bulles là dans l’coin…

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La mère rebelle

Mère percée. Mère tatouée.
De nos jours est-on encore étiqueté de « rebelle » avec un look de pirate ?

Depuis l’adolescence, j’aime l’esthétisme des ornements corporels.
Sans attendre l’avis favorable de papa-maman, je me suis fait percer le nombril par un apprenti-perceur à 16 ans à peine, accompagnée par ma meilleure amie.

Nous avions toutes deux également très envie de tatouages, mais le budget – et l’indélibilité – ne sont pas les mêmes qu’un petit piercing.
Alors nous nous sommes contentées de feuilleter des ouvrages d’art rempli de splendides photographies de tatoué-e-s.

Trois ans plus tard, c’est mon nez qui se fit percer.

Mais lorsqu’il fallu quelques mois après, BTS en poche, que je trouve un job, mon allure ne semblait pas me donner bonne figure…

Bizarrement, lorsque je me décidais à ôter mon « brillant », ce fût match gagnant.

Job obtenu, entrée dans la vie professionnelle, mon style s’est assagit, sans pour autant perdre mes envies.

A 23 ans, je me suis faite tatouer au bas du dos.
Une illustration longtemps réfléchie, dessinée par mes soins, représentant un papillon mi-tribal, mi-oriental.

Depuis trois ans, j’ai envie de me faire un nouveau tatouage.
Je le réfléchis. Il partira de la nuque, glissera vers ma clavicule pour terminer sa course sur le haut de mon bras.
Je le dessinerai, et projet en main j’irai voir le tatoueur.

© Noemie Choupis

Il sera végétal. Ornemental.

J’aime prendre inspiration en admirant le travail de Noémie Choupis.

Mais qu’en est-il des tatouages et piercing avec les grossesses ?

Mon tatouage, placé à un endroit qui n’a pas subit d’étirement, ne s’est pas déformé.
L’anésthésiste l’avait vu, et m’avait proposée de faire l’injection plus haut.
Pour mes trois accouchements, je n’ai pas eu besoin de péridurale. Ouf.

Le piercing au nez, peu importe. De toute façon comme vous l’aviez déduit, je ne le porte plus depuis 10 ans… En fait, j’en avais surtout marre qu’il se fasse la malle dans mon bol de céréales (rejet ?) !

Le piercing au nombril.
Ahhh le piercing au nombril.
Il fait parti de mon identité depuis si longtemps…
Mais il a bien changé.
Comme beaucoup de multipares percées au nombril, la peau a craqué.
Au huitième mois de ma première grossesse, alors que je ne portais plus de bijou depuis le sixième mois, la craquelure a commencé.
Au septième mois de ma deuxième grossesse elle s’est agrandie en s’étirant vers la bas, jusqu’à se diviser en deux petits chemins.
A la troisième grossesse, elle a continué de s’étirer, un tout petit peu.
(Il existe des piercing de grossesse, mais il n’empêche pas la craquelure)
Je n’ai pas encore trouver le bijou qui la mettrait en valeur – et qui ne gêne pas, ne se retrouve pas coincé, accroché, lors des tétées.

Il y a 15 ans les piercings au nombril et au nez étaient encore marginaux, ils ne le sont absolument plus à ce jour. De même pour les tatouages, hyper-peoplisés.
Si les ornements corporels sont devenus un effet de mode, il n’en reste pas moins une manière d’expression, une façon de se démarquer, d’affirmer son identité.

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Humanisme




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