Archive for Kawa virtuel

Rencontre avec la créative Faustine

Au travers de nos écrans, elle nous a dévoilé, en toute humilité, son évolution graphique.
Son style, dans l’air du temps, sait être vintage, rock ou glamour.
Ses remises en question et ses avis sur la société, elle les partage avec son public, en toute franchise et avec une énergie positive.

Cette nana, c’est Faustine,
elle est illustratrice et web designer
et j’ai eu la chance de partager avec elle un kawa virtuel !

logo © Faustine
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Myzotte : Bonjour Faustine, peux-tu nous dévoiler en quelques mots qui est « Faustine BD », et pourquoi ce nom ?

Faustine : Bonjour Myzotte :)
Mon pseudo vient d’un prénom ancien, choisi avec soin, par amour de celui-ci et surtout pour un meilleur référencement -sic... (Ben oué, des « Julie » – (mon vrai prénom), j’en ai déjà une dizaine dans mon entourage alors LOOSE)


Comment en es-tu venue au métier de graphiste-illustratrice ?


Parce que soit je dessinais, soit je me passais par la fenêtre à l’époque où le besoin de dessiner m’est venu.
En gros, c’était de l’art-thérapie, pour égayer et dédramatiser ce que je vivais à l’époque, méthode très efficace sans le savoir vraiment à ce moment-là.


Raconte nous ton évolution de style.dessin à la tablette samsung par Faustine © tous droits réservés Par quels chemins, inspirations, travaux es-tu passée pour en arriver là ?

Je suis très attirée par la sensualité, la joie, les expressions, et tout ce qui peut avoir une terminaison style-vintage-like.
J’ai d’abord dessiné comme j’ai pu y a 5 ans, en bonne débutante, et dès que j’ai pu, j’ai exploré pleins d’autres choses.
Y en a qui font des écoles pour se chercher, moi j’ai testé en live avec mes lecteurs ;)
Ceci dit, au risque de décevoir, je n’ai pas encore atteint mes objectifs graphiques !
Toujours chercher, aller plus loin… Même si le temps me manque énormément, car je suis souvent entre 3/4 clients simultanés.


Quels conseils aurais-tu envie de donner à quelqu’un qui veut se faire une place dans le métier ?

Beaucoup d’honnêteté, d’introspection, de ténacité et un brin de folie.

 

hyperconnectedPenses-tu qu’il est nécessaire aujourd’hui d’avoir une reconnaissance sur la toile pour pouvoir exister et trouver des clients ?

Sincèrement, oui je le pense. C’est même vital.
Accéder aux nouveaux médias, et y avoir une (petite) place, c’est déjà répondre à la demande quelque part : connaître ces moyens de coms et savoir jouer avec !Après, tout dépend des clients / de la demande.
Ce ne sera pas tout-à-fait pareil pour un illustrateur et un artiste peintre. Mais ça se rejoint grandement.

 

Si oui, quels médias te semblent les plus adaptés pour avoir une bonne visibilité ?

Je crois que tout est bon, du moment que c’est utilisé avec bienveillance.
Donc, je donne ma langue au chat pour une réponse plus pertinente.


As-tu d’autres projets en relation avec l’illustration/ le graphisme ?
Une BD, un livre pour enfant, des collaborations, une petite boutique de tes créations ?

Oui, beaucoup, mais je suis très souvent tenue au secret des projets sur lesquels je travaille, et ce, souvent, pendant des mois, jusqu’au côté officiel :)
C’est très très frustrant mais ça m’apprend la patience, dont je n’ai absolument pas hérité avant de devenir illustratrice.


De quoi rêves-tu pour demain ?


Dessiner jusqu’au bout de ma petite et jolie vie. Mais sur un autre mode…. (Mystère !)bisous de simon © Faustine Une belle maison en bois pour toute la famille, champêtre-chic-cocon près d’une mer tempétueuse, entre confort total et nature sauvage avec une belle verrière immense et mon atelier dedans.Des immenses rangements pour tout mon matos rangé avec soin, des jeux de lumière naturels, ma famille au chaud qui s’épanouit, un potager, lire, un feu de cheminée, et un Van Volkswagen qui n’attend que nous pour s’évader vers des contrées à conquérir…
Punaise, ouaip, les goûts et idéaux changent avec le temps, mais c’est que du bonheur.

 

 

Les Strip BD de Jacqueline & Simon par Faustine bourrés d'humour et de tendresse… à croquer ! © FaustineJaqueline & Simon © Faustinepour tete-de-princesse © Faustineillustration les 4 saisons pour les éditions LA Marelle © Faustine


recherches personnelles © Faustinewebdesign et illustration pour  "ma box d'amour" © Faustine

 

Les images utilisées pour illustrer cet article appartiennent à Faustine.

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{déco-enfant} Rien que pour mouâ

fresques et croquis © rien que pour mouâ

Il y a peu de jours, la blogueuse Camille G. m’a bien fait ricaner avec son top « t’es in quand… ».
J’ajouterai à cette liste qu’il faut être aussi fan de vintage pour être in.
Il est vrai que moi aussi j’ai toujours voué une fascination pour le rétro.
Maman pourrait en témoigner.
Il est vrai que dénicher du vintage, c’est recycler, donc c’est un geste éco-responsable.
Les chambres de déco à style vintage, ça pullule sur les blogzines .
Limite l’overdose.

Des parents prennent un plaisir fou à retrouver des babioles de leur enfance.
Finalement, est-ce au goût de l’enfant, ou uniquement du parent débordant ?

J’ai pris un kawa virtuel avec Elodie.
Elle et son mari ont pris le parti de faire de la décoration personnalisée pour les chambres d’enfant.
Du sur-mesure, de l’extra-ordinaire, de la fabrication artisanale française dans une démarche respectueuse de l’environnement.


Pour comprendre leur éthique, lisez l’interview :

logo rienquepourmoua.com/

1} Pourrais-tu te présenter ?
Je m’appelle Elodie POLIFRONI, j’ai 30 ans.
Maman de deux fistons de 6 et 4 ans, et créatrice de la marque Rien que pour mouA.
Je suis réunionnaise mais vis et travaille en métropole depuis… longtemps !
Aujourd’hui mon entreprise est basée en région parisienne, elle existe depuis 2009.

2} Qu’est-ce qui t’a donné envie de passer à la création/ l’artisanat ?
J’ai toujours travaillé dans l’univers créatif. Je dessinais déjà bien avant d’apprendre à faire du vélo ; et après le baccalauréat scientifique, je me suis redirigée naturellement vers l’art. J’ai un diplôme de graphisme et ai été graphiste pendant 3 ans en tant que salariée.
Et puis l’envie de revenir aux crayons, aux pinceaux était plus forte que la création en P.A.O.
En 2007 je démissionne de mon poste et au bout de quelques mois je commence à penser à mon virage professionnel.
En ayant l’expérience de mon mari artisan-menuisier, l’univers du « fait main » et du « fabriqué en France », devenait une évidence pour moi.

3} Où puises-tu ton inspiration ?
Je dépense une énergie considérable à me démarquer de ce qu’il se fait déjà en matière d’univers pour enfant, tout en restant dans les modes, les goûts, les tendances du moment… et à venir. Je suis très à l’écoute de la mode vestimentaire surtout pour les couleurs et les motifs. J’aime aussi puiser des idées dans des styles totalement différents : cela va d’artistes comme Takashi Murakami à la génération d’illustrateurs assistés par ordinateur comme Adolie Day, en passant par les contes traditionnels de tous pays, et même le Street Art.
Et puis, cela va paraître simpliste, mais juste regarder la nature reste la source d’inspiration inépuisable : la forme d’un arbre en automne, l’agencement de couleurs au soleil couchant, les lignes d’horizon, la silhouette d’une fougère…
Le mélange de tout cela à ma sauce, donne ce que beaucoup appellent ma « pâte » qu’on retrouve dans chacune de mes créations.

4} Peux-tu nous parler de ton engagement écologique ?
Pour mes créations, j’essaie de choisir autant que faire se peut des matériaux écologiques et/ou respectueux de l’environnement. Les bois utilisés sont massifs issus de forêts gérées durablement, ou en MDF écologique autant que possible. Nos peintures et vernis naturels ont la norme jouet EN 71-3, et afin de réduire notre impact carbone, nous essayons de trouver des fournisseurs de la région, au pire du territoire métropolitain. Nous réutilisons au maximum nos chutes de bois et gérons au mieux nos déchets professionnels. Fabriquer Français c’est bien; fabriquer Français et écologique, c’est mieux.

5} Quels sont les principaux produits/services de ton catalogue ?
Les produits les plus nombreux du catalogue restent ceux de la petite décoration : cadres, plaques de porte, toises…
Ils sont déclinables pour chacune des collections de la marque, et personnalisables pour chaque commande (prénom, couleurs…).
Ce sont ceux qui se vendent le mieux sur internet car les tarifs sont intéressants et l’on peut facilement les expédier.

6} Comment se déroule une « grosse » commande ?
Tout commence par un coup de téléphone ; généralement le client n’a pas trouvé son bonheur dans le commerce, il veut du « sur-mesure » original et écolo. On parle de ses besoins, de l’enfant en question et de sa personnalité. Puis je me mets aussitôt sur un croquis de la future réalisation, dans le même temps que son devis personnalisé. Une fois qu’il a donné son accord, avec (ou non) les modifications par rapport au dessin, je me mets à la réalisation d’abord en atelier, puis au domicile du client pour une fresque ou la livraison d’agencements et de mobilier. Dans ce genre de « grosse commande », je suis souvent aidée de mon menuisier-poseur ou de mon peintre en bâtiment.

7} Quelle phase de ton travail préfères-tu ?
Le dessin préliminaire ! C’est là où je choisis délibérément les formes, les couleurs, le style qui répondra le mieux à la demande particulière du client et « collera » parfaitement à l’enfant ou à l’univers désiré. J’aime aussi me projeter dès ce moment dans la future réalisation, dans quel état d’esprit l’enfant évoluera dans cet espace différent.

8} Peux-tu nous expliquer la démarche pour passer une commande ?
Pour une commande « catalogue », le site possède un système de boutique en ligne avec paiement sécurisé. En un clic vous ajoutez l’article dans votre panier. Pour une commande « sur-mesure », vous pouvez expliquer votre projet par mail rienquepourmoua@gmail.com ou par téléphone, les coordonnées sont sur le site.

9} Quel cadeau conseilles-tu dans ta boutique pour un bonhomme de 3 ans, avec un budget de 60 euros ?
A 3 ans, on commence à dessiner à profusion. On découvre les formes, les premiers bonhommes, c’est aussi souvent l’entrée à l’école. Afin de mettre en valeur chacun de ses petits souvenirs : un pèle-mêle aimanté ! Il sera fier d’y exposer ses oeuvres, de les agencer lui-même grâce aux curseurs-magnets et pourra changer ses dessins au gré de ses humeurs.

10} Enfin, que peux t-on te souhaiter pour demain ?
D’arriver à développer la branche « collectivités » avec le mobilier, agencement et décoration pour crèches et structure d’accueil pour petite enfance.Rien que pour mouA se dotera sous peu de lits avec la norme EN 716 et j’espère bien étendre la gamme de lit, décrocher la norme pour d’autres produits afin que nos petits bouts grandissent dans des structures originales et écolo « rien que pour eux »!

créations écologiques et ludiques  © rien que pour mouaC’est aussi les soldes chez rienquepourmoua.com

Allez-y !

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De la mode pour le pluri-quotidien des femmes ! —> Découvrez Antal&Rosie

J’aime être bien habillée tout en étant à l’aise.
Je suis tantôt une vieille ado, tantôt une femme qui s’assume.
Parfois je dois courrir, parfois je reste assise. 

À des moments de ma vie mon ventre s’est arrondi, à d’autre j’ai dû avoir la poitrine rapidement accessible…
J’ai un budget limité, toutefois je (re)connais la valeur d’un produit « artisanale ».
 
Grâce au réseaux sociaux, j’ai découvert la marque d’une camarade de lycée.
Son travail colle à mes valeurs et à mon style.

Et je suis sûre qu’il collera aussi au votre, car ses vêtements se métamorphosent selon si on le porte recto ou verso, avec une veste ou un gilet, avec une ceinture sous poitrine ou sur les hanches, avec des bottines ou des escarpins.

Je vous laisse siroter un kawa virtuel en compagnie d’une styliste qui veut votre bien-être :
 

Robe ROMY: se porte Recto-Verso – 45€
Ceinture cuir CHARLIE : se porte taille haute ou taille basse – 29€


Myzotte : Qui se cache derrière Antal&Rosie ?

Aurélie d’ANTAL&ROSIE : une styliste touche à tout, qui nage à contre courant*.


M : Peux-tu nous décrire ton parcours ?

A : À l’âge de 21 ans, diplômes des Arts Appliqués et de Styliste de Mode en poche,  je me suis rapidement confrontée à la réalité du monde du travail.
J’ai débuté en tant qu’assistante styliste pour une maison reconnue de Robes de mariée (qui collaborait à l’époque avec la Maison Christian Lacroix), puis dans le Prêt-à-Porter de Luxe / Créateur à Paris et Porto Vecchio…



M : Cite-nous trois personnages connus que tu admires pour leur style
A : Gabrielle Chanel notre « Coco Chanel » . Romy Schneider . Gwyneth Paltrow
Toutes trois dotées d’une élégance naturelle. Toujours le ton juste… sans trop en faire !


M: Quels sont, selon toi, les tendances pour l’automne hiver ?

A : Les tendances ne se décident pas en amont chez Antal&Rosie. Il y a plutôt une démarche artistique et personnelle par rapport à une envie, une situation, une inspiration. Par exemple, la collection capsule Black&Grey, sortie en octobre, traduisait une envie de transition dynamique pour le passage inévitable à l’automne…
Actuellement, je travaille sur une nouvelle collection capsule qui, elle, symbolisera la beauté automnale. Je n’en dis pas plus…
Vous pourrez la découvrir d’ici quelques jours, sur ma page
facebook.


M : Que nous réserve ta collection capsule ?
A : Mes collections capsules offrent la possibilité à mes clientes de trouver leur propre identité stylistique.
Elles sont composées de quelques pièces en édition limitée et ne sont diffusées que durant quelques semaines.
Ne pas ressembler à la voisine d’en face devient très compliqué. À l’heure où nous sommes inondés d’appels et de signaux publicitaires qui nous disent quoi acheter, quoi faire ! …Non pas que je n’aime pas ce qui se fait dans la mode actuelle, mais je suis excédée par cette SUR-consommation !
Beaucoup me disent : « mais Aurélie, arrête tout de suite, es-tu certaine de vouloir vivre de tes créations ? « 

Bien évidemment que je souhaite en vivre (!) … mais Antal&Rosie milite avant tout pour un style de vie réfléchi.


M : Quelles sont tes devises, tes choix stylistiques ?
A : Un style pratique & féminin. Je souhaite que mes clientes se fassent plaisir en choisissant mes créations. La plus belle récompense est lorsqu’on me dit que le vêtement est « devenu un jeu grâce à Antal&Rosie » , « j’ai 2, 3, voir 4 tenues en 1″.
En effet, il y a un gros travail en amont pour chacune de mes créations, car l’envie de lui attribuer une pluri-fonctionnalité est toujours omniprésente !
La ligne Recto-Verso et/ou bicolor était une évidence!
La tenue type Antal&Rosie se porte du matin au soir, se modulant aux besoins du moment !
Prenons l’ exemple de l’ensemble robe ROXANE + veste GEORGES …tantôt décontracté, tantôt chic
La réponse adaptée aux working girls qui courent toute la journée et qui le soir venu, aimeraient s’octroyer une pause « glamour » avec leur chéri ou tout simplement rejoindre des ami(e)s à un Afterwork  …sans avoir à repasser par la case maison .


M : Est-ce que ta collection propose des vêtements adaptés aux femmes enceinte et allaitants ?

A : En effet, Antal&Rosie se veut depuis le début être un achat « malin » :  nul besoin de changer de garde robe en attendant bébé.
La majorité de mes modèles peuvent donc s’adapter à une future grossesse : la robe Romy, les ensembles Tracy&Jude et Paul&Jude.


M : Quelle tenue complète piquée dans ta collection proposes-tu à un femme active et mère de famille nombreuse (comme moi :^)) pour une journée boulot-école-courses-diner aux chandelles une fois les enfants au lit… ?

A : Toutes ! Il suffit d’opter pour une jupe ou robe …précisons que l’on peut porter ces tenues avec des bottes plates en journée et  des talons pour le diner aux chandelles venues ^^

 

• Pull PAUL : se porte Recto-Verso – 40€
• Jupe JUDE : doublée – 25€
• Ceinture cuir CHARLIE II : se porte taille haute ou taille basse – 24€
• Snood/Boléro FREESTYLE – 25€

 

• Veste GEORGES : doublée, se porte Recto-Verso – 49€
• Top TRACY : se porte Recto-Verso – 35€
• Jupe JUDE : doublée – 25€

• Veste GEORGES : doublée, se porte Recto-Verso – 49€
• Robe ROXANE : se porte Recto-Verso – 40€
• Jupe JUDE : doublée, portée en tour de cou ! – 25€
• Ceinture cuir CHARLIE II


CADEAU DU MOMENT :
 

À ne pas rater :

La prochaine collection capsule
+
Antal&Rosie soufflera bientôt ses bougies :
il y aura de nombreux cadeaux et surprises !

Pour cela, suivez sa fanpage.


Merci Aurélie de m’avoir accordé de ton temps pour répondre à mes questions.
Je te souhaite de continuer à réaliser avec succès tes projets.
À bientôt !

*car ne souhaitait pas se conformer à l’industrie de grande masse !
Pour les fêtes 2012, achetons nos cadeaux à l’artisan qui fait des bijoux, à la voisine (qui fait de trop jolis vêtements… ), au verger près de chez nous qui fait des confitures, à l’ami(e) qui peint, ou encore qui vend par Internet…
Faisons que notre argent parvienne à des personnes ordinaires et non à des grandes multinationales et ainsi, plus de gens auront un Noël heureux.
Offrir un cadeau fait-main par un artisan créateur a beaucoup plus de valeur et d’originalité qu’un article manufacturé produit en masse à l’autre bout du monde !

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◊ Alexandra Huard

Alors que j’effectuais des recherches sur la technique de la carte-à-gratter,
je suis tombée sur des illustrations qui m’ont laissées bouche-bée.
 J’ai voulu en savoir plus sur l’auteur, et j’ai découvert le blog de :
 Séduite par son style, je me suis empressée d’acheter deux de ses livres pour les enfants.
Cendrillon, version classique de l’histoire, appréciée par les enfants, qui nous a servi de support pour un atelier [ré]créatif.

Et La Chose, une histoire drôle et touchante, narrée par des chiens.

J’avais vraiment envie de partager un kawa virtuel avec Alexandra.
Quand elle a accepté, j’en étais toute excitée !
…Elle a préféré un thé.

♨♨♨♨♨

→ Myzotte : Alexandra, peux-tu nous raconter ton parcours scolaire ?
Alexandra Huard : Je suis rentrée à l’école Émile Cohl directement après le bac.
Il s’agit d’une école lyonnaise de dessin, pour des métiers orientés vers les domaines du livre pour enfant, de la bande-dessinée, ou du dessin animé.
Le cursus est en quatre ans.
J’ai été diplômée en juin 2010.

→  M. :  Il me semble que tu as, dès la sortie de l’école, pu travailler avec des maisons d’édition (c’est la dédicace à tes professeurs sur le livre La Chose qui me suggère cela ;^)), comment vis-tu ce succès ?
A.H. : J’ai effectivement commencé à travailler sur La Chose directement après le diplôme.
C’était rassurant de trouver du travail rapidement. J’étais assez stressée pendant mes études à l’idée de galérer plusieurs années avant de commencer à publier. J’ai eu de la chance qu’on me fasse confiance très vite pour un premier livre. Avec une première publication, il est plus facile d’enchainer sur d’autres.

→  M. : Est-ce facile de se faire entendre quand on arrive fraichement sur « le marché » ?
A.H. : Il y a une production très massive de livres pour enfants, des centaines de titres nouveaux chaque année. Ce n’est pas très bon pour la place occupée par chaque livre, mais ça à l’avantage de permettre à de nombreux jeunes dessinateurs d’être publiés.
Je pense aussi que c’est plus facile lorsqu’on a un style qui correspond à l’attente des éditeurs. Je ne peux pas dire que c’est facile pour tout le monde, car il y a des personnes extrêmement talentueuses qui ont des difficultés à être publiées parce que leur style est plus singulier.
Par ailleurs, grâce aux nombreux salons dédiés à la littérature jeunesse, il est assez facile de rentrer en contact avec des éditeurs, qui sont toujours en recherche de nouveaux talents.

→  M. : J’aimerais connaître ton environnement de travail, avec quelle(s) technique(s) illustres-tu ? Es-tu seule dans ton « atelier » ?
A.H. : Je travaille dans un atelier à Lyon de 11 dessinateurs.
Je suis la seule à dessiner pour les enfants, les autres sont plus tournés Bande-dessinée. Il y a des styles variés et c’est un très bon entourage (bien plus stimulant que de travailler toute seule chez moi !)
Je travaille la plupart du temps à la peinture (gouache) mais il m’arrive aussi de travailler directement sur ordinateur.
Dans tous les cas, mon pc est indispensable pour scanner et « cleaner » l’image.

→  M. : Le numérique a t-il une place dans ton travail ? Si oui, à quelle(s) phase(s) ?

A.H. : Je préfère les techniques traditionnelles, mais le numérique est toujours d’un bon secours pour pas mal de choses. Un raccourci confortable on va dire…

→  M. : Quelles sont tes sources d’inspirations ?
A.H. : Plein de choses, chaque jour. Une jolie maison au bord de la route, un beau meuble, un vieux vélo, un joli tissu… Le cinéma, la peinture, la bande-dessinée…

→  M. : Sur ton blog, et sur les 2e et 3e de couverture de tes livres, j’ai découvert de superbes motifs, est-ce que les imprimés te passionnent et auront une place dans tes futurs projets ?
A.H. : J’adore faire des motifs, choisir leurs couleurs. Ça me détends beaucoup. J’aimerais en faire encore plus, pour le textile par exemple, mais c’est un autre milieu et je n’ai pas encore trouvé le temps de chercher des offres dans ce domaine là.


→  M. : Comment vis-tu le respect des droits d’auteurs, le fait que tes images peuvent se balader avec ou sans mention sur la toile ?
A.H. : Une grande partie des éditeurs qui m’ont contactée on découvert mon travail sur le net, justement parce que les images voyagent beaucoup par ce biais. Je ne vais donc pas m’en plaindre, puisque ça m’offre beaucoup d’opportunités. Pouvoir voir mes images librement n’a aucune influence négative sur la vente de mes livres, au contraire.

→  M. : Pour finir, que pouvons-nous te souhaiter pour la suite ?
A.H. : Avoir le temps de faire tout ce que j’ai dans la tête !

Merci d’avoir pris le temps pour cet échange très instructif Alexandra.
Une belle aventure commence pour toi !

Au plaisir,
Myzotte.

Quelques images :

 

Découvrez tout le talent d’Alexandra Huard sur son blog.

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Germaine Bouret // Mary Blair

Ces deux-là auraient pu se rencontrer…

Se sont-elles rencontrées ?

Deux illustratrices de talent des années 1930-1940.
L’une française, l’autre états-unienne.
Elles affectionnent toutes deux illustrer pour la jeunesse. Elles auront d’ailleurs toutes les deux illustré, chacune de leur côté,et à des dates différentes, Alice au Pays des Merveilles.
Alors qu’en 1940, les studios Disney sont en plein recrutement, l’une accepte, encouragée par son mari (Lee Blair), d’intégrer les équipes, mais notre frenchie refuse, préférant vivre son art dans son pays.
Walt Disney s’exprima au décès de Germaine Bouret : “C’était la meilleure dessinatrice du monde”.

Deux femmes très remarquées, dans un univers à l’époque très masculin.
Deux femmes passionnées.

Aujourd’hui, Mary Blair est une grande source d’inspiration pour les artistes, elle a d’ailleurs été doodlisée en octobre dernier.
Quant à Germaine Bouret, aujourd’hui elle « vit » au travers des cartophiles.

Germaine Bouret (1907/1953)
collection personnelle
 

Mary Blair (1911/1978)
images piochées sur la toile
 

Prochainement, je vous ferai découvrir d’autres illustrateurs vintage,
mais aussi les néo-vintages, tout aussi talentueux. Des illustrateurs d’aujourd’hui qui customisent et nourrissent leurs traits des talents d’hier.

PS : merci très fort à qui se reconnaîtra de m’avoir fait découvrir -et plus encore- Germaine… ;^)

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